• Mais alors que nous allons commencer le vrai travail, la sonnerie retentit et nous devons quitter le cours de maîtrise des P.I pour celui de Botanique avec Mme Messengea. Pendant le cours, nous avons dût nous occuper des racines de Mélendévia – des grandes plantes vertes qui au printemps se transforment en magnifiques fleurs roses, mais en automne ou en hiver leurs feuilles possèdent des propriétés bénéfiques qui peuvent soigner n'importe quelle maladie, sauf une Nympharogythe – et qui ont voulus nous étrangler avec leurs lianes.

    Bon, une fois le cours finit, il est l'heure d'aller manger. Depuis deux heures déjà, Jena me braille sans cesse qu'elle crève la dalle ! C'est un vrai estomac sur patte celle-là ! Bref, on arrive dans la grande salle de banquet. On va s'asseoir à la table des Bonfidus. Comme d'habitude la nourriture est très abondante et délicieuse.

    Je viens de remarquer que nous n'avons pas cours l'après-midi ! C'est génial ! On a des après-midi libres ou des après-midi devoirs. D'après ce que j'ai entendu, les profs nous aident à faire les devoirs, ça doit être spécial ! Le lundi – aujourd'hui - on a après-midi libre, on va faire ce que l'on veut, cool ! Jena est toujours en train de s'empiffrer de tartes aux framboises. Elle réussit à s'arrêter de se goinfrer et on a pu commencer à profiter de notre après-midi libre.

    Pour commencer l'aprèm " très chargée " qui nous attend, on sort dans le grand parc qui borde le chalet et on travaille… Enfin non, on s'allonge, c'est sans doute le plus dur des travaux ! C'est de l'ironie pour ceux qui n'avait pas compris… Enfin bref Jena lança la conversation :

    -Bon, on a des devoirs pour demain ?

    -Euh… Non, mais c'est bizarre… L'histoire de Niffora et Makfé, tu ne trouves pas ? Demandai-je.

    -Tu sais quoi ? T'façon, y'a longtemps, quand mes parents étaient encore là, ils m'ont dit qu'à l'école de Navarré Powera, tout peut arriver, aussi surprenant que cela puisse paraître, il semblerait qu'une sorte d'esprit maléfique hante le chalet. Mais ce ne sont que des vieilles superstitions débiles.

    -Ah oui. Il vaudrait mieux.

    -Un esprit hante réellement ce chalet, dit une voix sombre qui glaçait le sang, et c'est M…

    -Hein ?! Qui c'est ?! Demanda-t-on en cœur.

    On se retourne et j'aperçois le visage de notre inconnu interlocuteur :

    -Makfé, murmurais-je…

    -Je suis le professeur Alphonse-Jean Makfé.

    -Ah, et pourquoi vous êtes là ? Si la question n’est pas trop indiscrète, dis-je.

    -Les professeurs aussi ont après-midi libre, mesdemoiselles, je me puis de vous dire que si des gamines comme vous étaient dans mon clan – Darkmoon - je les aurai déjà renvoyé chez elles.

    -Certes, mais elles appartiennent à mon clan !

    -" Niffle de rat ", qu'est-ce que tu fous là ?! Raille Makfé.

    -J'avais l'intention de te rendre une petite visite" Macaque Laid", vois-tu.

    -Euh, quel genre de visite ? Demande Jena.

    -N'allez pas imaginer que je fais des choses avec ce rat !!! Hurle Makfé, rouge de rage ou de honte… Comment osez-vous ainsi parlez à un professeur, miss Mizore ??

    -De toute façon, il y a une trop grande différence d'âge et de beauté sans vouloir me vanter, et miss Mizore d'où tirez-vous ces idées mal placées ? Ajoute Niffora, zen.

    -Eh c'est vous qui vous imaginez des choses ! Railla Jena.

    -Euh bon bref, messieurs, on ne va pas s'attarder sur le sujet, euh… Jena et moi avions prévu de… Nous rendre à la bibliothèque, euh au revoir messieurs…

    On a réussi à s'échapper, pffiou, c'est réellement des profs, ceux-là ? J'ai du mal à le croire… En rentrant dans le chalet, Jena ramène sa poire :

    -Mais, je veux pas aller à la bibliothèque, moi !!

    -Euh, je ne voulais pas non plus mais, c'est la seule excuse valable que j'ai trouvée.

    -Mouais, benh qu'est-ce qu'on va y faire ?

    -Et bien je viens de penser que l'on pourrait se renseigner sur les " esprits " qui hantent le chalet...

    -Tu sais que c'est une bonne idée.

    -Merci, fis-je. Pour une fois que tu ne me tapes pas dessus…

    Et on éclate de rire tout en se dirigeant vers la bibliothèque. Bref, on arrive dans cette salle remplie de livres, les murs sont recouverts de gigantesques étagères remplie de bouquins.

    -Génial, comment on fait pour trouver le bon livre ? Demande Jena.

    -Euh… Et bien on demande à la bibliothécaire…

    On s'approche du bureau et je demande si un livre concernant les soi-disant esprits maléfiques existe. Madame Brosse, la bibliothécaire, nous dit qu'on pourra en trouver plusieurs dans le rayon 9 colonne " E ".

    Puis aux bouts de " fouilles archéologiques ardues ", Jena trouve un livre qui pourrait répondre à nos attentes : "Navarré Powera School, un chalet hanté ?"

    -Ah benh on a trouvé notre bouquin ! S'exclama-t-elle.

    On entreprend la lecture. Long. Ce livre est intensément long et ennuyeux. Au bout de la vingtième page, le sujet est toujours " le chalet et ses recoins sombres"… Mais aucune trace des esprits. Et en plus il n'y a pas de sommaire dans ce fichu bouquin…

    Au bout d'une heure, le livre est bouclé, et nous avons la réponse à notre question : le chalet n'a jamais est hanté par des, esprits. Autrement dit, Makfé est un gros menteur. Après cette " foudroyante " révélation, nous retournons sous l'ombre du chêne qui nous abritait avant l'interruption de notre conversation.

    Le ciel est bleu, aucun nuage aux abords, le paradis quoi. Tous les élèves et tous les professeurs profitent du bon temps. Selon une légende vieille de 400 ans, à Navarré Powera School, il fait toujours beau, sauf lorsqu'un événement peu plaisant se produit. Enfin ce n'est qu'une légende…

    Dix-huit heures sonne, donc il est l'heure de rentrer au chalet. On passe les deux dernières heures avant le repas à parler avec tous les Bonfidus, et ainsi apprendre à mieux se connaître.

     

     

    Tenté par le chapitre suivant ??


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